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Formation d’Ostéopathie Vétérinaire

Quelques photos de Sébastien et Benoit qui participent à une formation d’Ostéopathie Vétérinaire à Morteau. Cette formation de deux ans et demi s’effectue à raison d’un week end par mois et concerne toutes les espèces (chien, chat, cheval, bovins).
 Quel intérêt ici pour les bovins ?
 Pour les veaux : boiteries, naissances difficiles, difficultés à téter, problèmes de mâchoires..
 Pour les vaches : problèmes après la mise bas, boiteries, écarts d’épaule..
 Pour les Taureaux : problèmes de reproduction, boiteries..

 

Attention à la fourbure

🐴🌱 Le printemps est là, les beaux jours reviennent, l’herbe pousse, au bonheur de nos chevaux… mais attention à la fourbure !
 Quézaco ? La fourbure est la principale complication d’un syndrome appelé Syndrome Métabolique Équin. Il touche principalement nos compagnons rustiques : les poneys et les ânes, et se traduit par de l’obésité, une insulinorésistance et une hyperinsulinémie. Ce dysfonctionnement métabolique entraîne toute une série de dérèglements cellulaires et vasculaires conduisant à la fameuse fourbure.
 Ce type de fourbure se traduit par une douleur podale, le cheval soulage un pied ou passe d’un pied sur l’autre. Il peut également présenter une boiterie (plutôt au trot) et une démarche raide au pas. Lors de stades plus avancés le cheval marche sur des œufs, refuse de donner ses pieds. Enfin dans les cas extrêmes, la douleur est telle qu’il reste couché ou refuse de se déplacer. Les pieds sont chauds… c’est un signe qui ne trompe pas ! Il est urgent d’appeler son vétérinaire. Si la fourbure devient chronique on observe un basculement de la 3ème phalange dans la boîte cornée, avec un bombement au niveau de la sole… phénomène bien connu des cavaliers !
 Quel traitement pour aider nos chevaux ayant un peu trop abusé de cette belle herbe de printemps ? La première chose est de limiter l’alimentation : finie l’herbe ; du foin en quantité limitée et bien sûr pas d’aliment concentré, carotte ou pomme ! On peut faire un petit enclos, qui aura le double avantage de restreindre l’accès à l’herbe et l’activité. Une alternative peut être l’utilisation d’un panier. Ensuite il faudra augmenter progressivement l’activité de notre compagnon. A plus long terme une gestion de la ration, un suivi du poids et un contrôle de l’exercice s’imposent. Lors de la phase aiguë de la fourbure, le vétérinaire mettra en place un traitement anti-inflammatoire et anti-douleur. Il est important de refroidir les pieds avec de la glace (voire des bains de pieds), même si en pratique c’est compliqué ! Enfin la maréchalerie est essentielle, une fois passée la phase aiguë. Le vétérinaire et le maréchal ferrant doivent travailler de concert.
 En conclusion, pour s’épargner bien des ennuis, surveillez vos gloutons ! La fourbure est très douloureuse. Évitez autant que possible de les lâcher dans des hectares d’herbe « grasse » et mettez-les au sport !

 

Travaux d’agrandissement à Cussy-les-Forges !

🏗 Nous avons le plaisir de vous annoncer que la Clinique de Cussy-les-Forges commence ses travaux d’agrandissement dès aujourd’hui pour encore mieux accueillir vos protégés :
Chenil et chatterie séparés
Nouvelle salle de physiothérapie
Nouvelle salle de chirurgie dédiée à l’orthopédie
Salle de consultation supplémentaire
Salle de préparation supplémentaire

 La clinique restera ouverte du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 18h30. Le samedi de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

Stérilisation : Les idées reçues

🔹 Votre chat ou votre chatte ne vous tiendra jamais rigueur de l’avoir fait stériliser : les notions de désir sexuel ou de maternité, n’existent pas chez l’animal. Bien au contraire, libérés du tiraillement de ne pouvoir satisfaire leurs hormones, ils vivront bien plus sereinement.
🔹 La stérilisation ne va pas changer fondamentalement le caractère de votre compagnon et ne le rendra pas apathique : s’il est joueur, votre chat le restera et trouvera toujours plein d’autres bêtises à faire pour vous agacer, vous amuser et vous montrer qu’il reste le chef à la maison !
🔹 Il ne sert à rien d’attendre une première portée avant de faire stériliser votre chatte. Elle sera même moins exposée aux risques de tumeurs mammaires si elle est stérilisée avant ses premières chaleurs.
🔹 Une stérilisation tardive, que vous adoptiez un animal déjà grand ou que souhaitiez connaître avant les joies d’une portée de chatons, ne pose pas non plus de problème et présente presque autant de bénéfices pour la santé et le bien-être de votre compagnon.

 

Quand faire stériliser son chat ?

🔹 Certains vétérinaires recommandent l’intervention dès l’âge de 2 mois, d’autres préfèrent attendre l’âge des premières chaleurs ou la fin de la croissance.
L’idéal est de le faire le plus tard possible dans la croissance du chat tout en ne prenant pas le risque que la chatte ait une portée non désirée.
Cela dépend donc de la période de l’année où votre compagnon est né.
En outre, si votre chat n’est pas encore identifié, vous pouvez demander à effectuer la pose de sa puce ou son tatouage au cours de l’opération, afin d’épargner à votre petite boule de poils une intervention et une anesthésie postérieures.
Cela peut aussi être l’occasion d’effectuer un dépistage de FIV/FeLV ou de faire un premier bilan sanguin.
🔹 Quant à la nature de l’intervention chirurgicale, l’opération consiste chez la chatte à l’ablation des ovaires sous anesthésie générale. L’utérus est enlevé uniquement si il présente une anomalie.
Chez le chat, il s’agit de l’ablation des testicules. On ne pose pas de points de suture et la pose d’un implant est une alternative à la stérilisation.

 

Pourquoi faire stériliser son chat ?

Les avantages de la stérilisation sont nombreux :
🔹 Les chattes ont leurs chaleurs toutes les trois semaines, huit mois par an. Cela représente de nombreuses occasions « d’accidents ».
🔹 Éviter les vocalises et diminuer le risque de fugue.
🔹 Éviter certains problèmes de tumeurs ovariennes et mammaires, ainsi que les infections de l’utérus pouvant survenir avec l’âge et accentués par la contraception.
🔹 Diminuer le risque de bagarre et d’accident de la voie publique : votre chat stérilisé deviendra aussi plus doux et plus casanier.
🔹 Diminuer le risque de dépôts d’urine pour marquer le territoire, qui se trouve être souvent votre intérieur.
🔹 Diminuer le risque de contagion par le FelV et le FIV

 

Description du cycle sexuel et de la reproduction chez la chatte

🔹 Il faut parler de « saison sexuelle » : plusieurs cycles de chaleurs se succèdent pendant toute une période de février à octobre.
🔹 L’âge de la puberté dépend de la date de naissance de la chatte et de son développement morphologique. Si la chatte a 6 mois en fin de saison sexuelle, ses premières chaleurs n’apparaîtront qu’en début de saison sexuelle suivante. Au contraire si elle a 4-5 mois au printemps, elle aura une puberté précoce (très forte stimulation environnementale).
Mais comment se déroule une saison sexuelle ?
🔹 À partir de la puberté, les cycles se succèdent toute la saison, mais l’espacement entre les cycles varie selon que la chatte a été saillie ou non, fécondée ou non.
🔹 Si la chatte n’est pas saillie, les chaleurs durent de 8 à 12 jours puis reprennent au bout de 10-15 jours en moyenne.
🔹 Il faut savoir que c’est la saillie qui provoque l’ovulation et l’arrêt de la manifestation de chaleur, mais il n’y a pas forcément fécondation à chaque fois. Une chatte a besoin d’être saillie plusieurs fois pour devenir gestante. Dans la nature elle peut donc être saillie par plusieurs mâles et attendre des petits de pères différents.
🔹 Si la saillie a été fécondante, une gestation est engagée et dure 63 à 65 jours. Autrement la chatte sera de nouveau en chaleurs.